Suicide de Lucas, 13 ans : le courrier bouleversant de sa mère

Ce témoignage est bouleversant !

Par Aylan-afir Modifié le 18/01/2023 à 14:13
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Brisée en mille morceaux depuis le départ volontaire de son fils Lucas, sa génitrice tire la sonnette d’alarme par écrit. Aïe, ça pique !

La mère de Lucas en plein cauchemar éveillé

Depuis le mois de septembre, Lucas et sa mère prennent soin de tirer la sonnette d’alarme. Ces fameuses "moqueries" réduisent le moral du préadolescent en peau de chagrin. De leur côté, "les équipes du collège" écoutent les doléances et redoublent d’efforts pour le soutenir. Faisant preuve d’une extrême "vigilance au quotidien", ils conservent le lien avec les proches de l’enfant. Enfin, l’établissement scolaire est un modèle du genre. "Engagé dans le dispositif pHARe de lutte contre le harcèlement", il multiplie les initiatives pour empêcher la propagation de ce phénomène. Hélas, cela ne va pas suffire pour mettre hors d’état de nuire la calomnie.

Un constat fracassant

C’était censé être un samedi comme les autres. Sauf que Lucas préfère s’envoler vers les étoiles plutôt que de continuer à subir ce cauchemar éveillé. Très vite, en écoutant les dires de son comité de soutien, la police se rend compte que ce n’est que la pointe visible de l’iceberg. À cause de la peur des représailles, nul doute qu’il leur faudra beaucoup de temps pour recouper tous ces témoignages. Dans cet article, Pausecafein déplorait la multiplication des cas. Comment éviter que cela se produise à nouveau ? 

Incapable de répondre aux nombreuses sollicitations des journalistes, la mère de Lucas tente de mettre des mots sur ses maux. Dans une lettre, elle interpelle d’abord le gouvernement avec véhémence. "Notre petit homme est une victime de plus, une de trop. Combien de marches blanches, d’enfants en souffrance et de familles cruellement touchées et de frères et sœurs amputés faudra-t-il encore pour que des actions concrètes soient enfin mises en place dans les lieux où chaque [élève] a le droit à une scolarité sans harcèlement." Lue en boucle sur les chaînes d’informations en continu, cette missive a un autre objectif. Celle de se protéger un minimum contre les rumeurs ou pire, les demandes insistantes de nos confrères. "Laissez-moi pleurer dignement mon fils, du temps pour trouver les mots et la force nécessaire pour m’exprimer. Je peux vous assurer que le jour où je serai prête, je ne vous lâcherai plus, je consacrerai ma vie à continuer le combat de Lucas."

Pour la mère de Lucas, plus jamais ça !

Sollicitée pour traiter juridiquement cette affaire, Me Catherine Faivre n’y va pas avec le dos de la cuillère. En précisant que la tribu de Lucas n’a pas encore "déposé de plainte à ce stade", l'avocate souligne que ce n’est pas par dépit. Ayant plus que jamais besoin de soutien dans cette période de turbulences qui s’annonce, elle insiste pour faire les choses dans l’ordre.

Samedi dernier, les amis et la famille ont dit au revoir à Lucas. Sur la Toile, les anonymes s’organisent et lancent une cagnotte. Destinée à payer les funérailles, elle est également la preuve matérielle que les Français ont un cœur. Quant à ceux qui voudraient manifester leur soutien physiquement, on leur suggère de porter "un signe distinctif LGBT" ! Quel joli pied de nez aux détracteurs de ce petit ange !

Merci à nos confrères de BFMTV

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